Et si les vacances qui font le plus envie n’étaient finalement pas les plus lointaines ? Le sondage OpinionWay pour E.Leclerc consacré aux vacances en France dessine un imaginaire estival où la Bretagne devance la Méditerranée, où la proximité devient un avantage et où la simplicité compte presque autant que le dépaysement. Mais il révèle aussi un paradoxe : pour une partie des Français, organiser ses vacances suffit parfois à faire renoncer au départ.

Vacances en France : le grand voyage commence parfois à quelques heures de chez soi

Une maison en bord de mer en Bretagne. Un chalet dans les Alpes. Une semaine dans un village provençal. Rien de très exotique sur le papier. Pourtant, ce sont précisément ces vacances-là qui occupent les premières places des séjours proposés aux Français dans le Sondage OpinionWay pour E.Leclerc, réalisé en juin 2026.

L’étude intitulée « Les vacances en France entre envie, simplicité et proximité » s’intéresse à la manière dont les Français envisagent les vacances dans l’Hexagone : leurs envies, les destinations qui les attirent, mais aussi le poids de l’organisation et la question du budget.

À noter : L’étude complète peut être téléchargée au format PDF sur le site d’OpinionWay. Les numéros de page indiqués tout au long de cet article renvoient directement aux pages de ce document, afin de permettre de retrouver facilement les résultats, graphiques et éléments méthodologiques cités.

Son enseignement le plus net tient en un chiffre : 96 % des personnes interrogées considèrent qu’il est possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France. Autrement dit, rester dans le pays n’apparaît pas, pour une très large majorité, incompatible avec l’idée de vacances réussies.

L’essentiel à retenir
  • 96 % des répondants estiment possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France.
  • 73 % envisagent leurs prochaines vacances exclusivement en France.
  • 30 % ont déjà renoncé au moins une fois à partir parce que l’organisation leur paraissait trop compliquée.
  • 48 % citent une maison en bord de mer en Bretagne parmi les vacances françaises qui leur feraient le plus envie.
  • La Bretagne arrive en tête des régions dans lesquelles les répondants aimeraient passer tout l’été, avec 25 % des réponses.
  • 1 817 euros est le budget moyen au-delà duquel une semaine de vacances d’été est considérée comme trop chère pour le foyer.

Le premier luxe des vacances ? Ne pas compliquer les choses

Avant même de parler de destination, l’étude met en lumière un obstacle très concret : l’organisation. Trois répondants sur dix déclarent avoir déjà renoncé à partir en vacances parce que préparer le séjour leur semblait trop compliqué. Parmi eux, 17 % disent avoir connu cette situation plusieurs fois et 13 % une fois (page 7 du PDF).

30 % des Français interrogés ont déjà renoncé à partir en vacances en raison d’une organisation jugée trop compliquée.

Cette difficulté n’est cependant pas répartie uniformément. Elle concerne beaucoup plus les jeunes adultes : 49 % des 18-24 ans et 46 % des 25-34 ans disent avoir déjà renoncé pour cette raison, contre seulement 16 % des 65 ans et plus (page 8).

La composition du foyer joue également. Le renoncement atteint 46 % parmi les personnes vivant dans un foyer de cinq personnes ou plus, contre 25 % chez celles vivant seules. Parmi les parents d’enfants de moins de 18 ans, 39 % déclarent avoir déjà renoncé à des vacances pour cette raison, contre 26 % des non-parents d’enfants mineurs (page 9).

Ces résultats ne permettent pas d’établir pourquoi ces groupes rencontrent davantage de difficultés : l’étude mesure des déclarations et non les causes du phénomène. Elle montre en revanche clairement que la complexité perçue peut constituer un frein au départ.

Rester en France est-il vraiment perçu comme un « second choix » ?

Les résultats invitent plutôt à répondre non. 96 % des répondants considèrent qu’il est tout à fait ou plutôt possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France. Ils sont également 92 % à estimer que la diversité des paysages et des expériences disponibles en France est souvent sous-estimée (page 10).

Le registre n’est d’ailleurs pas seulement pratique. 89 % associent les vacances en France à la possibilité de lâcher prise et 85 % considèrent la France comme l’un des plus beaux pays du monde pour passer ses vacances. Enfin, 84 % jugent aujourd’hui un départ en France aussi désirable qu’un séjour à l’étranger (page 10).

73 % des personnes interrogées déclarent envisager leurs prochaines vacances exclusivement en France.

Sur cette dernière intention, les générations ne répondent toutefois pas de la même façon. Elle concerne 54 % des 18-24 ans, contre 77 % des 35-49 ans, des 50-64 ans et des 65 ans et plus. Les hommes sont également plus nombreux que les femmes à l’envisager : 78 % contre 68 % (page 11).

Ce que les Français viennent chercher sans franchir la frontière

Pourquoi passer ses vacances d’été en France ? La première motivation proposée dans l’étude n’est ni le prix, ni l’écologie, ni même la facilité du trajet. C’est l’envie de découvrir ou redécouvrir les régions françaises, citée par 44 % des répondants (page 13).

Juste derrière, 42 % choisissent les richesses françaises, qu’il s’agisse du patrimoine, de la gastronomie, de la culture ou des paysages. Viennent ensuite la possibilité de parler français partout (28 %), celle de maîtriser son budget (26 %), la facilité pour rejoindre sa destination (25 %) et la limitation du temps de transport (25 %). Les participants pouvaient donner plusieurs réponses : les pourcentages ne doivent donc pas être additionnés (page 13).

Les motivations évoluent avec l’âge. La découverte ou redécouverte des régions atteint 56 % chez les 65 ans et plus, tandis que les richesses françaises sont citées par 55 % de cette tranche d’âge. À l’inverse, la maîtrise du budget est particulièrement présente chez les 18-24 ans (35 %) et beaucoup moins chez les 65 ans et plus (14 %) (page 14).

La carte postale gagnante ressemble à une maison bretonne

L’une des questions les plus évocatrices du sondage propose plusieurs scénarios de vacances en France. Et la première place revient assez nettement à une maison en bord de mer en Bretagne, retenue par 48 % des répondants (page 16).

Le chalet dans les Alpes arrive deuxième avec 33 %, juste devant une semaine dans un village provençal à 32 %. Quelques jours sur l’Île de Ré sans voiture séduisent 28 % des personnes interrogées, tandis qu’un séjour en camping ou glamping en Corse recueille 23 % et qu’un road trip à travers plusieurs régions françaises atteint 22 %. Plusieurs choix étaient possibles (page 16).

Les préférences racontent aussi des imaginaires différents selon les générations. Le séjour breton monte à 61 % chez les 65 ans et plus, contre 31 % chez les 18-24 ans. Ces derniers sont davantage attirés par le chalet alpin (44 %), le camping ou glamping corse (34 %) et le road trip entre plusieurs régions françaises (34 %) (page 17).

Et si l’on devait passer tout l’été au même endroit ?

Cette fois, il faut choisir une seule région. Et la Bretagne conserve son avantage : 25 % des répondants la choisiraient pour y passer tout l’été. Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive deuxième avec 16 %, devant la Corse à 11 % (page 19).

Suivent Auvergne-Rhône-Alpes (9 %), l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine (8 % chacune), puis la Normandie (6 %). Les autres régions proposées recueillent chacune 3 % ou moins des réponses (page 19).

Un classement très générationnel : la Bretagne atteint 30 % chez les 65 ans et plus, tandis que Provence-Alpes-Côte d’Azur obtient 33 % auprès des 18-24 ans. Les préférences nationales masquent donc des différences importantes selon l’âge (page 20).

À partir de quel prix une semaine de vacances devient-elle trop chère ?

Le sondage demande également aux Français d’indiquer le budget total au-delà duquel une semaine de vacances d’été devient trop chère pour leur foyer. Le seuil moyen ressort à 1 817 euros (page 22).

Dans le détail, 12 % fixent ce seuil à 500 euros, 26 % à 1 000 euros et 24 % à 1 500 euros. Pour 18 %, le point de bascule se situe à 2 000 euros ; 10 % répondent 3 000 euros et 9 % 4 000 euros ou davantage (page 22).

Le montant moyen varie fortement avec la taille du foyer : 1 383 euros pour une personne seule, contre 1 951 euros lorsque plusieurs personnes composent le foyer. Il atteint 2 504 euros dans les foyers comptant cinq personnes ou plus. Chez les parents d’enfants de moins de 18 ans, le seuil moyen est de 2 103 euros, contre 1 699 euros chez les autres répondants (page 24).

Ces sommes doivent être interprétées correctement : elles correspondent au budget déclaré à partir duquel les répondants jugent une semaine de vacances trop chère. Elles ne mesurent ni leurs dépenses effectives ni le prix moyen d’un séjour.

France ou étranger : quel pays offre le meilleur compromis entre coût et expérience ?

Quand les répondants doivent choisir parmi plusieurs destinations celle qui leur semble offrir aujourd’hui le meilleur rapport entre coût et expérience de vacances, la France arrive en première position avec 32 % (page 25).

Elle devance l’Espagne (20 %), le Portugal (17 %), la Croatie (11 %), la Grèce (9 %) et l’Italie (6 %). Là encore, il s’agit d’une perception déclarée : l’enquête ne réalise pas de comparaison objective des tarifs ou de la qualité touristique de ces destinations.

Les écarts socioprofessionnels sont notables. La France est choisie par 38 % des catégories populaires, contre 24 % des catégories socioprofessionnelles supérieures. À l’inverse, le Portugal atteint 22 % auprès des CSP+ contre 14 % parmi les catégories populaires (page 26).

Comment le Sondage OpinionWay pour E.Leclerc a-t-il été réalisé ?

Le Sondage OpinionWay pour E.Leclerc repose sur un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas en tenant compte du sexe, de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle, de la taille d’agglomération et de la région de résidence (page 3).

Les participants ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne selon le système CAWI, pour « Computer Assisted Web Interview ». Les interviews ont été réalisées les 24 et 25 juin 2026. OpinionWay précise avoir appliqué les procédures et règles de la norme ISO 20252:2019 (page 3).

Pour un échantillon d’environ 1 000 répondants, l’institut indique que les résultats doivent être lus en tenant compte de marges d’incertitude allant de 1,4 à 3,1 points au maximum (page 3).

Le profil présenté dans l’étude comprend 52 % de femmes et 48 % d’hommes. Les 18-24 ans représentent 10 % de l’échantillon et les 65 ans et plus 26 %. La répartition géographique et socioprofessionnelle est également détaillée dans le document (page 5).

Quelles limites faut-il garder en tête ?

Le document ne comporte pas de chapitre présentant des limites générales de l’enquête. Il fournit néanmoins plusieurs éléments méthodologiques indispensables à l’interprétation.

  • Les réponses sont déclaratives : elles renseignent sur les opinions, préférences, intentions et seuils budgétaires exprimés par les participants, pas nécessairement sur leurs comportements futurs.
  • Les résultats comportent une incertitude statistique : OpinionWay indique une marge allant de 1,4 à 3,1 points au maximum pour un échantillon de 1 000 répondants.
  • L’enquête constitue une photographie à un moment donné : les interviews ont été réalisées pendant deux jours, les 24 et 25 juin 2026.
  • Certains résultats reposent sur des réponses multiples : notamment les motivations pour partir en France et les scénarios de vacances idéales. Leurs pourcentages peuvent donc dépasser 100 % une fois additionnés.
  • Les perceptions ne constituent pas des comparaisons objectives : lorsque les répondants évaluent le rapport entre coût et expérience des différentes destinations, l’étude mesure leur jugement et non leurs prix réels.

Ce que cette étude raconte finalement des vacances en France

Le Sondage OpinionWay pour E.Leclerc fait apparaître une conception des vacances en France dans laquelle proximité et désir ne s’opposent pas nécessairement. Une très large majorité considère possible de réussir ses vacances sans partir à l’étranger, tandis que près de trois répondants sur quatre envisagent leurs prochaines vacances exclusivement dans le pays.

Les résultats dessinent toutefois plusieurs France des vacances. Les plus jeunes déclarent davantage renoncer face aux difficultés d’organisation et montrent certaines préférences différentes de celles de leurs aînés. La taille du foyer modifie également le rapport au budget et à la préparation du séjour.

Au milieu de ces différences, une destination s’impose à plusieurs reprises : la Bretagne. Elle arrive à la fois en tête des scénarios de vacances proposés avec la maison en bord de mer et des régions dans lesquelles les répondants aimeraient passer tout l’été. Dans cette enquête de juin 2026, le dépaysement semble donc pouvoir commencer sans nécessairement franchir une frontière.

Fiche source

Titre de l’étude Les vacances en France entre envie, simplicité et proximité
Organisme OpinionWay pour E.Leclerc
Responsable de l’étude Frédéric Micheau, Directeur général adjoint – Directeur du Pôle opinion
Date de publication Juin 2026
Type d’étude Sondage par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI)
Population / échantillon 1 006 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus
Période de collecte 24 et 25 juin 2026
Zone géographique France
Méthode d’échantillonnage Méthode des quotas

FAQ sur l’étude consacrée aux vacances en France

Quelle proportion des Français interrogés pense pouvoir passer d’excellentes vacances en France ?

Selon le Sondage OpinionWay pour E.Leclerc de juin 2026, 96 % des personnes interrogées estiment qu’il est possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France.

Quelle est la région préférée des Français pour passer tout l’été ?

La Bretagne arrive en tête avec 25 % des réponses, devant Provence-Alpes-Côte d’Azur avec 16 % et la Corse avec 11 %.

Quel type de vacances en France fait le plus envie aux Français ?

Parmi les séjours proposés dans l’étude, une maison en bord de mer en Bretagne arrive en première position avec 48 % des réponses. Les participants pouvaient sélectionner plusieurs propositions.

Quel budget est considéré comme trop élevé pour une semaine de vacances ?

Le seuil moyen déclaré est de 1 817 euros pour une semaine de vacances d’été. Il correspond au montant au-delà duquel les répondants considèrent le séjour comme trop cher pour leur foyer, et non à leur dépense réelle.

Comment l’étude OpinionWay pour E.Leclerc a-t-elle été réalisée ?

L’enquête a été menée en ligne les 24 et 25 juin 2026 auprès de 1 006 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas.