À l’été 2026, partir en vacances reste une priorité pour une partie des Français, mais les décisions se prennent sous contrainte. D’après la sixième édition du sondage OpinionWay pour Point S, une personne interrogée sur deux prévoit un départ, tandis que la hausse du prix des carburants conduit de nombreux ménages à revoir leur destination, la durée de leur séjour ou leur budget.

L’étude, réalisée en mai 2026 auprès de 1 002 adultes, ne décrit pas seulement les intentions de départ. Elle montre également comment les Français choisissent leur moyen de transport, préparent leur voiture et anticipent leurs dépenses estivales.

Les Français partiront-ils moins en vacances durant l’été 2026 ?

Selon le sondage OpinionWay pour Point S, 50 % des Français interrogés envisagent de partir en vacances à l’été 2026. Cette proportion baisse de trois points par rapport à 2025. Parallèlement, 29 % déclarent qu’ils ne partiront pas et 21 % n’ont pas encore pris leur décision.

Dans cet article
  • Les intentions de départ des Français
  • L’effet du prix des carburants
  • Les différences selon l’âge et le lieu de résidence
  • La place de la voiture, du train et de l’avion
  • Le budget automobile prévu pour les vacances
  • La méthodologie et les limites du sondage

Partir, renoncer ou attendre : trois attitudes face aux vacances d’été

Les Français ne forment pas un groupe homogène face aux vacances de 2026. L’étude distingue trois attitudes principales : les départs confirmés, les non-départs et les décisions reportées.

50 % des personnes interrogées envisagent de partir en vacances à l’été 2026.

Cette proportion était de 53 % en 2025, de 55 % en 2024 et de 52 % en 2023 (pages 8 et 9 du PDF).

Parmi les répondants, 29 % déclarent qu’ils ne partiront pas. Pour 20 %, ce non-départ était déjà prévu. En revanche, 9 % avaient envisagé des vacances, mais y renoncent parce que leur budget ne le permet plus.

Une autre partie de la population reste dans l’attente. Treize pour cent choisissent habituellement leur séjour au dernier moment et 8 % expliquent que leur décision dépendra du niveau des prix du carburant. Au total, 21 % ne savent donc pas encore s’ils partiront (page 8).

Les intentions de départ diminuent depuis leur niveau de 2024

La courbe présentée dans l’étude montre une évolution irrégulière. La part des départs prévus est passée de 52 % en 2023 à 55 % en 2024, avant de redescendre à 53 % en 2025 puis à 50 % en 2026.

Dans le même temps, la proportion de personnes indécises progresse. Elle était de 13 % en 2023, 14 % en 2024 et 16 % en 2025. Elle atteint 21 % en 2026.

Comparaison à interpréter avec prudence : l’étude précise que les modalités de réponse à la question sur les intentions de départ ont été modifiées en 2026. Les évolutions par rapport aux années précédentes donnent une tendance, mais les formulations ne sont pas strictement identiques.

Le prix du carburant oblige près d’un Français sur deux à revoir ses projets

Le coût du transport apparaît comme l’un des principaux facteurs d’arbitrage. À la question portant directement sur la hausse du prix des carburants, 47 % des répondants indiquent qu’elle aura un impact sur leurs vacances d’été (page 12).

Effets anticipés de la hausse des carburants sur les vacances d’été 2026
Décision envisagée Part des répondants
Changer de destination pour réduire les frais de carburant 18 %
Renoncer aux vacances faute de budget 17 %
Réduire la durée du séjour 12 %
Ne prévoir aucun changement 46 %
Ne pas se prononcer 7 %

Le changement de destination arrive en tête des ajustements. Il concerne 18 % des Français interrogés. Cette réponse suggère que certains voyageurs cherchent à réduire la distance parcourue ou le coût du trajet, mais l’étude ne précise ni les destinations concernées ni la nature exacte des changements envisagés.

Le renoncement complet touche 17 % des répondants dans cette question, tandis que 12 % pensent raccourcir leur séjour pour limiter les frais de transport.

Les ménages avec enfants sont les plus nombreux à modifier leurs vacances

La présence d’enfants mineurs dans le foyer accentue fortement l’effet du carburant. Parmi les personnes vivant avec au moins un enfant de moins de 18 ans, 61 % anticipent un impact sur leurs vacances, contre 41 % chez celles qui n’ont pas d’enfant mineur dans leur foyer (page 14).

Dans les familles avec enfants, 25 % pensent changer de destination, 23 % renoncer à partir et 13 % réduire la durée du séjour.

L’âge joue également un rôle. L’impact annoncé atteint 63 % chez les 25-34 ans et 52 % chez les 50-64 ans. Il descend à 32 % parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus (page 13).

Les jeunes adultes partent davantage, mais anticipent aussi plus de dépenses

Les 25-34 ans constituent la tranche d’âge la plus disposée à partir : 66 % prévoient des vacances à l’été 2026. Ils devancent les 18-24 ans, à 58 %, et les 35-49 ans, à 55 %.

Les intentions diminuent ensuite avec l’âge. Elles atteignent 45 % chez les 50-64 ans et 38 % chez les personnes âgées de 65 ans ou plus (page 10).

Cette plus forte intention de départ des jeunes adultes s’accompagne d’anticipations de dépenses plus élevées. Parmi les 18-24 ans, 37 % pensent dépenser davantage pendant leurs vacances qu’un an auparavant. Cette proportion atteint 34 % chez les 25-34 ans, contre 14 % chez les 65 ans et plus (page 39).

64 % des Français pensent dépenser autant ou plus qu’en 2025 pendant leurs vacances.

Dans le détail, 44 % anticipent des dépenses stables et 20 % une hausse. À l’inverse, 35 % pensent dépenser moins (page 38).

L’étude ne détaille toutefois pas les postes de dépenses concernés. Elle ne permet donc pas de savoir si les hausses anticipées portent principalement sur l’hébergement, le transport, la restauration ou les activités.

Le lieu de résidence influence fortement les projets de départ

Les intentions de vacances varient nettement selon le territoire. En Île-de-France, 64 % des répondants prévoient de partir, contre 47 % en province (page 11).

La différence est encore plus visible selon la taille de l’agglomération. Dans l’agglomération parisienne, 66 % envisagent un départ. Cette proportion tombe à 40 % dans les communes rurales.

Intentions de départ selon la taille de l’agglomération
Catégorie d’agglomération Part envisageant de partir
Commune rurale 40 %
De 2 000 à 19 999 habitants 47 %
De 20 000 à 99 999 habitants 52 %
100 000 habitants et plus 49 %
Agglomération parisienne 66 %

Ces écarts décrivent des intentions déclarées. Le sondage ne permet pas de déterminer à lui seul pourquoi les habitants des grandes agglomérations prévoient plus fréquemment de partir.

La voiture reste majoritaire, mais elle perd du terrain

Parmi les personnes qui envisagent de partir ou qui hésitent encore, 63 % prévoient d’utiliser principalement une voiture pour rejoindre leur destination. La voiture individuelle représente à elle seule 56 % des réponses (page 16).

L’avion est cité par 15 % des répondants concernés et le train par 13 %. Le covoiturage représente 4 %, la voiture de location 3 % et le car ou le bus de tourisme 2 %.

Les moyens de transport envisagés pour l’été 2026
  • 56 % : voiture individuelle
  • 15 % : avion
  • 13 % : train
  • 4 % : voiture partagée ou covoiturage
  • 3 % : voiture de location
  • 2 % : car ou bus de tourisme

L’usage prévu de la voiture recule de quatre points en un an

Le total des déplacements automobiles baisse de 67 % en 2025 à 63 % en 2026. À plus long terme, la diminution est encore plus nette : la voiture représentait 79 % des réponses en 2020 (page 17).

La voiture individuelle est passée de 75 % en 2020 à 56 % en 2026. L’avion et le train restent très loin derrière, mais leur poids relatif devient plus important à mesure que l’automobile recule.

Dans les communes rurales, trois voyageurs sur quatre privilégient la voiture

Le mode de transport choisi dépend fortement du lieu de résidence. La voiture est envisagée par 75 % des habitants des communes rurales et par 74 % de ceux qui résident dans une agglomération de 2 000 à 19 999 habitants.

Dans l’agglomération parisienne, sa part descend à 47 %. Les habitants de cette zone sont plus nombreux à citer l’avion, à 26 %, ou le train, à 23 % (page 19).

La praticité compte davantage que le prix dans le choix du transport

Les personnes interrogées ne retiennent pas leur moyen de transport uniquement en fonction de son tarif. La praticité est citée par 70 % des répondants concernés, notamment lorsque le mode choisi correspond au nombre de voyageurs, aux bagages ou aux besoins d’une famille (page 20).

Le caractère adapté au trajet arrive ensuite, avec 57 %. Le coût est mentionné par 36 % et l’aspect écologique par 18 %.

Principales raisons du choix du moyen de transport
Critère Part le citant au total
Le moyen le plus pratique 70 %
Le moyen le plus adapté au trajet 57 %
Le moyen le plus économique 36 %
Le moyen le plus écologique 18 %

Les motivations changent selon le transport. Pour les voyageurs en voiture individuelle, la praticité atteint 79 %, tandis que seulement 8 % évoquent le caractère écologique. Parmi les usagers du train, 53 % citent l’économie et 57 % l’écologie (page 25).

Les véhicules thermiques restent largement dominants pour les départs

Parmi les personnes prévoyant d’utiliser une voiture individuelle, 79 % pensent partir avec un véhicule thermique à essence ou diesel. Les modèles hybrides représentent 15 % et les électriques 5 % (page 26).

La part cumulée de l’hybride et de l’électrique atteint ainsi 20 %. Elle progresse de trois points en un an et de huit points depuis 2023.

Cette évolution ne signifie pas que 20 % du parc automobile français est hybride ou électrique. Le résultat concerne uniquement le type de véhicule que les répondants concernés envisagent d’utiliser pour leur trajet de vacances.

Un écart générationnel marqué : 15 % des automobilistes de moins de 35 ans envisagent une voiture électrique, contre 1 % des 50-64 ans et 2 % des 65 ans et plus (page 28).

Avant le départ, les pneus restent le premier contrôle effectué

La préparation automobile est largement répandue. Parmi les répondants qui envisagent de partir en voiture, 90 % déclarent effectuer au moins une vérification ou une opération avant le trajet (page 30).

Le contrôle de l’état et de la pression des pneus arrive en tête, avec 66 %. Il est suivi par la vérification du niveau d’huile, à 50 %, et le nettoyage des vitres et du pare-brise, à 49 %.

  • 36 % vérifient les feux de route ;
  • 31 % lavent entièrement leur véhicule ;
  • 27 % font effectuer une révision complète par un professionnel ;
  • 17 % réalisent eux-mêmes une révision ;
  • 17 % vérifient la climatisation ;
  • 8 % installent un coffre de toit, une remorque ou un autre accessoire.

Dix pour cent ne préparent pas leur voiture avant le départ. Parmi eux, 75 % expliquent qu’ils la font entretenir tout au long de l’année (page 33).

Résultat fragile : la question sur les raisons de ne pas préparer sa voiture ne porte que sur 43 personnes. OpinionWay précise que ces données doivent être interprétées avec précaution.

Quel budget les automobilistes prévoient-ils pour leur trajet ?

Pour le seul ensemble constitué du carburant, des péages et du stationnement, 31 % des automobilistes interrogés prévoient plus de 300 euros de dépenses. À l’inverse, 69 % pensent rester à 300 euros ou moins (page 35).

Budget prévu pour la voiture pendant les vacances
Budget annoncé Part des répondants concernés
Moins de 100 euros 10 %
De 100 à 199 euros 31 %
De 200 à 299 euros 28 %
De 300 à 399 euros 10 %
Plus de 400 euros 21 %

La tranche la plus fréquente se situe entre 100 et 199 euros. Un automobiliste sur cinq anticipe néanmoins plus de 400 euros de frais.

Ces montants ne correspondent pas au budget total des vacances. Ils excluent notamment l’hébergement, les repas, les activités, les billets de transport des autres membres du foyer et les éventuelles dépenses d’entretien du véhicule.

Comment le sondage sur les vacances d’été 2026 a-t-il été réalisé ?

Le sondage « Les Français et les départs en vacances » a été réalisé par OpinionWay pour Point S. Il s’agit de la sixième édition de cette étude.

L’enquête repose sur un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les participants ont été sélectionnés selon la méthode des quotas, en tenant compte du sexe, de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle, de la région et de la taille de l’agglomération.

Les réponses ont été recueillies du 22 au 25 mai 2026 au moyen d’un questionnaire auto-administré en ligne, selon le système CAWI.

OpinionWay indique avoir appliqué les procédures de la norme ISO 20252:2019. Pour un échantillon d’environ 1 000 personnes, la marge d’incertitude maximale se situe entre 1,4 et 3,1 points selon le résultat mesuré (page 3).

Quelles limites faut-il garder en tête ?

  • Les réponses ont été recueillies avant l’été et décrivent des intentions, non les comportements effectivement observés.
  • L’enquête est déclarative : les budgets et projets annoncés peuvent évoluer après l’interrogation.
  • Le questionnaire a été administré exclusivement en ligne.
  • Certaines questions concernent des sous-échantillons : 709 personnes pour le transport, 445 pour la préparation et le budget automobile, et 399 pour le type de voiture individuelle.
  • La modification des réponses proposées en 2026 limite la comparaison directe des intentions de départ avec les éditions précédentes.
  • Les différences entre catégories de population ne démontrent pas de relation de cause à effet.

Des vacances maintenues, mais sous surveillance budgétaire

L’étude OpinionWay pour Point S montre que les vacances d’été 2026 restent importantes pour les Français, mais que les projets sont plus incertains qu’au cours des années précédentes.

Une personne sur deux prévoit de partir, tandis que près de la moitié de la population interrogée anticipe un effet du prix des carburants. Les familles avec enfants et les jeunes adultes apparaissent particulièrement exposés aux arbitrages de destination, de durée et de dépenses.

La voiture conserve sa position dominante, surtout en dehors des grandes agglomérations. Son usage recule néanmoins progressivement, alors même que le coût, la préparation du véhicule et le choix de sa motorisation prennent une place croissante dans l’organisation du voyage.

Ces résultats constituent une photographie des intentions exprimées à la fin du mois de mai 2026. Ils ne permettent pas encore de connaître le nombre réel de départs ni les dépenses effectivement engagées durant l’été.

Questions fréquentes sur les vacances des Français en 2026

Combien de Français envisagent de partir en vacances à l’été 2026 ?

Cinquante pour cent des personnes interrogées prévoient de partir. Cette proportion baisse de trois points par rapport à 2025.

Pourquoi certains Français renoncent-ils à partir ?

Neuf pour cent des répondants déclarent qu’ils avaient prévu des vacances, mais qu’ils y renoncent faute de budget.

Le prix du carburant change-t-il les projets de vacances ?

Oui. Quarante-sept pour cent des Français interrogés anticipent un impact : changement de destination, réduction du séjour ou renoncement au départ.

Quel transport les Français privilégient-ils pour partir ?

La voiture reste majoritaire, avec 63 % des réponses parmi les personnes qui prévoient de partir ou qui hésitent encore. L’avion atteint 15 % et le train 13 %.

Quel budget automobile est prévu pour les vacances ?

Soixante-neuf pour cent des automobilistes pensent consacrer au maximum 300 euros au carburant, aux péages et au stationnement. Trente et un pour cent prévoient davantage.